sous les roues
Endormie·s
Les pierres qui crissent sur les rails
Et le mouvement effréné
Machinal
Appuie
Accable chaque pierre de sa vitesse infernale
Il racle
Il griffe
Il déchire
La voie qui toujours plus s’abîme
Toujours plus s’élime
Perd son vernis brut et crie sous les roues
Lourdes
Pesantes
Harcelantes
Mortes et vivantes
Que ne suis-je pas là
Étendue sur les rails
Sur elles qui comme moi
Subissent et saignent
Muettes, aveugles
Matées
Elles gisent dans la torpeur et s’ennuient de moi
Je suis leur sœur
Je ne puis vivre ici
Je ne puis vivre ailleurs
Trouver le courage
Zf
